the durag

De plus, nous proposons plus d’une centaine de designs uniques afin que chaque durag puisse compléter votre outfit dans un style hip-hop et street qui se démarque de tout ce que vous pouvez habituellement voir. En plus de l’avoir ému par cette démonstration, l’artiste laisse à l’auditeur un sourire au coin des lèvres. Dans une allusion lubrique sans équivoque, l’artiste pousse l’imagerie entre obscénité et humour. Au détour d’un souvenir de jeunesse, le rappeur belge se rappelle encore de sa confusion de ces deux lettres, les “r” et “s”, durag pas cher une belle ironie accolée à la mesure suivante “J’la trouve bonne mais j’veux qu’elle s’cambre un peu mieux / Essaye de toucher tes fesses avec tes tresses.” Dans cette dernière phrase toute l’impertinence de l’auteur de “TONY HAWK” est concentrée. Le résultat montre pourtant qu’il aurait été bien dommage de ne pas faire preuve d’un peu d’imagination. Aux alentours de la 8e minute, La Hyène compare la route vers le succès pour un rappeur sans concession comme lui à la Cordillère des Andes, sur une production en altitude d’un certain XR.

Healthy detox stock photo L’occasion pour elle de revenir aux fondamentaux du rap : tant au niveau de l’écriture inspirée par le « kasi rap » et qui décrit les conditions sociales dans les banlieues noires, bonnet durag que de la musique fortement inspirée par le hip-hop américain des années 90. Preuve en est avec le morceau « Asibasabi » qui repose sur un sample de soul et des sons d’orgues et de cuivres et sur lequel apparaît 25K. Ce rappeur sud-africain a clairement sorti l’un des albums de rap sud-africain de l’année avec Pheli Makaveli. Réalisé dans le cadre de l’album Safar du collectif NAAR – album de collaborations entre des rappeurs marocains et du reste du monde, notamment français – le morceau raconte en deux langues le sens du sacrifice, celui-là même qui a amené les deux artistes à vivre de leur passion. Lier l’utile à l’agréable, l’évolution ultime de Médine se trouve probablement là, annonçant la couleur du prochain album du Havrais. Si c’est vrai pour son album Thugz of Anarchy, la sensation est décuplée sur « 2019 », longue conclusion de vingt minutes et dix-neuf secondes. Mais son élocution claire et son écriture sans effet de manches sont un atout dans cette performance, où extraire une phrase de ces vingt minutes de rap à cœur ouvert ferait injustice tant le propos est dense, l’émotion retenue mais vive, entre peur de la mort, de l’échec, de l’injustice.

On pense que les pierres bleues aident à créer le calme et la détente dans les situations de crise ou chaotiques, à ouvrir le flux de communication entre les proches, à se sentir véritablement inspiré et à avoir le courage de parler avec son cœur. Une preuve d’attention dans un univers régi par les tendances des plateformes de musique en ligne. Du “Besoin de résolutions” sur Jihad en 2004 au “Besoin de révolution” sur Arabian Panther en 2008, en passant par le “Besoin d’évolution (Rélovution)” sur Protest Song en 2013, c’est désormais un simple “Bezoin” qui est mis en musique six ans plus tard. En 2019, la nécessité de Médine n’est plus qualifiée, comme si les besoins devenaient trop importants et hétérogènes pour être regroupés sous une même bannière. Tout au long de sa carrière, Médine a conceptualisé le “besoin” en le matérialisant sur des morceaux qui peuvent être considérés comme des curseurs, voire des moments charnières, dans son développement artistique ⎯ et inévitablement humain. Loin d’adopter une attitude rétrograde face aux évolutions du temps, Médine tente de trouver un équilibre pour placer ce fameux curseur : les idées demeurent engagées et humanistes quand la mélodie et le look sont modernes, le tout sur un beat de Unfazzed et Denza, deux jeunes beatmakers qui ont notamment produit “Madrina” de Booba et Maes.

BAGUE ALLIANCE ACIER TYFFEN RUBAN ARGENT - AD9 Paris Aidé des harmonies rêveuses et des échos de voix aériennes distillées par le producteur français AndreaLo, « Ciel » se révèle être un vrai tour de force tant le chant en darija marocain autotuné de Shobee s’accole parfaitement aux réflexions pensives du refrain de Lomepal. Sensibilité que l’on aura retrouvée tout particulièrement dans une de ses collaborations de 2019, durag homme sans doute la moins attendue : celle de « Ciel » en compagnie du rappeur marocain Shobee. Escapade rêveuse dans la carrière de Shobee et de Lomepal, « Ciel » est une rencontre que l’on n’aurait sans doute pas envisagée au premier abord. Elle est de la détermination, une sorte d’Art de la guerre, une psalmodie du champ de bataille, des mots qui semblent rayer l’ordre établi. Elle n’est pas proprette, pas soignée par des couches de retouches informatiques, si bien que la trap se fait blues. C’est un titre fort, tout à fait hypnotique. C’est comme ça. Le titre de son disque pouvait-il être plus clair ? C’est l’occasion de découvrir les figures qui font les musiques actuelles à Kigali et notamment celles de la kinyatrap, la scène trap rwandaise en plein bouillonnement. Parmi elles (entre autres : la G-Funk, la trap de la fin des 00’s et du début des 10’s), la filiation avec la grande tradition du rap du 94 est revendiquée avec fierté.

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